Peut-on financer ses investissements en bourse par un rachat de crédits?

L’investissement en bourse demande un capital de départ bien souvent important. Et si le rachat de crédit représentait un levier pour permettre des investissements financiers?

Inclure son emprunt dans un rachat de crédit pour acheter des titres boursiers

Le regroupement de crédits permet de réduire le montant global de ses remboursements mensuels. En regroupant ses crédits et en renégociation son taux ainsi que son échéancier, on peut alors lisser les remboursements et réduire fortement ses mensualités. Sachant que le rachat de crédit permet de regrouper aussi bien des crédits immobiliers que des crédits à la consommation, pourquoi alors ne pas contracter un crédit pour investir en bourse?

La logique semble simple, il suffit de contracter un crédit à la consommation en supplément d’un autre crédit et ensuite de le renégocier via un rachat de crédits. En profitant des taux particulièrement intéressants à un instant t sur le marché, ne pourrait-on pas réaliser une parfaite opération pour se créer du capital ? On lit souvent sur différents sites comme actu-bourse.fr des histoires de traders et hedge fund qui réussissent année après année à obtenir des rendements supérieurs à 10%. Mathématiquement l’affaire semble viable. Et il est clair qu’une prise de risque, même minimale, est une condition à l’accroissement de capital.

Les freins à l’investissement financier par le rachat de crédit

Deux éléments viennent cependant assombrir le tableau. Premièrement, contracter un crédit est souvent soumis à des vérifications. Il est demandé de justifier un projet ainsi que des preuves de sa réalisation une fois l’argent débloqué. Dans le cas d’une demande pour un nouveau crédit, il est difficile de convaincre un banquier de prêter la somme demandée.

Il aura d’ailleurs raison. Car le premier conseil qu’on donne aux apprentis investisseurs est le suivant : n’investir que des sommes qu’on est prêt à perdre. Bien sûr avec un investissement réfléchi et une bonne gestion du portefeuille la perte en capital peut s’éviter. Mais cela demande énormément de temps, de patience et de formation. Comme le dit si bien Warren Buffet, gourou de la bourse, “Dans le monde des affaires, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise. Si le passé était le seul facteur à prendre en compte en investissement, les historiens seraient tous riches!” Personne n’est à l’abri d’un krach boursier, quel que soit l’état de santé des marchés financiers.

En cas de coup dur, il faut alors de nombreuses années pour redresser la barre. Des années durant lequel l’investisseur qui aura contracté un prêt pour investir en bourse passera à payer des intérêts tout en empilant les années de déficit.

De la préférence pour un investissement à risque modéré

Même s’il est possible, sur le papier, d’engager un prêt pour investir en bourse il faut privilégier des investissements à moindre risque. Renégocier des prêts avec des placements qui assurent l’amortissement des remboursements se révèle une meilleure stratégie pour s’assurer un accroissement de capitaux.

Attention aussi à ne pas céder à l’appel de produits financiers qui proposent la constitution facile d’un capital. On pense par exemple aux CFD qui sont des investissements à effet de levier. Souvent mis en avant pour leur capacité à délivrer des rendements importants, il est important de savoir que plus de 90% des traders finissent ruinés. Certains de ces produits peuvent même provoquer des pertes supérieures au capital initialement investi. Autant s’éviter un nouveau crédit pour faire table rase de dettes contractées envers un courtier.

En résumé, mieux vaut attendre d’avoir finalisé ses remboursements et de s’être constitué un capital pour commencer à diversifier ses investissements et se constituer un portefeuille boursier.


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