Immobilier : les crédits avantageux font grimper les ventes de logement

À l’aide de conditions de crédit très attractives, jamais il ne s’est vendu autant de maisons et d’appartements en un an.

Un exploit avec 985 000 transactions

Les professionnels du marché de l’immobilier peuvent exulter à la vue des performances enregistrées sur un an au mois de mars 2019. D’après les notaires de France et l’organisme de statistiques INSEE, il se serait vendu 985 000 logements pendant de cette période. Le score est d’autant plus sensationnel que le marché n’a jamais affiché autant de transactions sur une année. Le précédent record de 965 000 biens vendus date par ailleurs du dernier trimestre de 2018.

Le moment idéal pour faire un crédit immobilier

Cette abondance s’explique notamment par des Français qui se lancent massivement dans la réalisation d’un nouveau projet d’achat immobilier. Et le contexte quasi sans précédent du coût du crédit contribue indéniablement aux bons chiffes du marché de la pierre. Durant le premier trimestre de 2019, les emprunteurs bénéficiaient encore de taux à la baisse par rapport à la fin d’année 2018. Alors que les observateurs voyaient une remontée progressive des taux de crédit, il s’est finalement produit l’inverse.

En effet, la Banque centrale européenne (BCE), en charge de conduire les directives de la politique monétaire des territoires de l’UE, a finalement pris la décision de prolonger les taux particulièrement accommodants pour les ménages. Ce qui fait que le taux nominal moyen pratiqué en avril était de 1,35% pour toutes les durées confondues d’après l’Observatoire Crédit Logement CSA. Suivant la durée déterminée et les revenus du foyer, les établissements bancaires pouvaient même accorder des prêts à 1,15% voire en dessous. Et cette accessibilité au financement doit encore se poursuivre au moins jusqu’à la fin d’année 2019 d’après les annonces de la BCE.

La flambée des prix dans les villes attractives

En revanche, si le crédit immobilier est des plus avantageux en ce moment, les Français doivent faire face à la progression des prix sur le marché de l’habitat ancien. Une évolution loin d’être équitable selon les lieux et les différentes zones du territoire. Si dans l’ensemble le marché ne souffre pas d’une surchauffe avec une hausse moyenne de 3% des prix, la situation est néanmoins plus complexe dans les grandes villes.

Paris fait figure d’exemple avec une augmentation des prix bien plus accentuée de l’ordre de 6,4% sur un an en mars. En conséquence, il devient rare de trouver un bien en dessous du seuil des 8 000 euros le mètre carré dans la capitale. Avec une demande des plus soutenues dans les grandes métropoles, les logements ne cessent de devenir de plus en plus chers du fait de la pénurie. Les professionnels semblent cependant affirmer qu’il n’existe pas de bulle immobilière avec une surestimation des prix.


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