Distributeurs de billets : la baisse du nombre de machines se confirme

Le recul du nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) est avéré du fait de leurs coûts et de leur rentabilité parfois insuffisante.

5 000 distributeurs de moins qu’en 2012

Les DAB font régulièrement l’actualité avec une tranche de la population du territoire qui s’estime lésée du fait d’un accès de plus en plus difficile aux automates. Pourquoi ? Depuis quelques années maintenant, les établissements bancaires cherchent à optimiser leurs dépenses en réduisant le parc de DAB. Une situation démontrée par les données de la Banque centrale européenne qui fait état d’une baisse de cinq milles distributeurs en France. En effet, 54 000 machines étaient disponibles en 2018 contre 59 000 en 2012.

Et cette politique de rationalisation des coûts cible généralement les zones les plus isolées où le retour sur investissement ne convainc pas les professionnels à continuer à proposer leurs services. En conséquence, ces lieux, souvent de petits villages ou des villes de campagne, ne disposent plus d’un accès simple à l’argent liquide. Les habitants se trouvent donc dans l’obligation de faire plusieurs kilomètres pour retirer de l’espèce.

Une rentabilité des machines en suspens avec la baisse des retraits en France

Mais au-delà des économies attendues par les banques qui centralisent leurs dépenses vers les endroits les plus stratégiques, les Français ne se ruent pas nécessaire vers les automates. En l’occurrence, le nombre de retraits par personne est d’un par semaine en France pour un montant moyen de 29€.

Il s’agit d’une des sommes les plus faibles de toute l’Europe alors que les Allemands, qui ont un goût bien plus prononcé pour les paiements en espèces, retirent en moyenne 109€ par opération. Ainsi, les méthodes de consommation divergent beaucoup suivant les pays et il n’est pas surprenant de voir les banques françaises réduire le nombre de DAB.

Une augmentation des commissions interbancaires pour les nouveaux concurrents ?

Pour diminuer les coûts sans nécessairement retirer de la circulation certaines machines, les grandes banques ont leurs idées. Déjà, elles proposent de revoir le coût des commissions payées sur le marché interbancaire lorsqu’un client issu d’une banque concurrente retire de l’argent chez un autre établissement. Un acte systématique pour les habitués des banques en ligne ou des néo-banques qui ne disposent pas de leur propre réseau d’automates.

Et ce sont bien ces concurrents que les grands établissements bancaires ciblent en priorité. Déjà, parce que l’intensité concurrentielle imposée par ces nouveaux entrants est vu d’un mauvais œil par les acteurs historiques, mais aussi parce qu’ils ne participent pas au financement des DAB sur le sol tricolore. Maintenant, il reste à convaincre l’Autorité de la concurrence française à ce que ces demandes de revalorisation des commissions ne menacent pas l’intérêt des consommateurs.


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