Une suppression massive d’emplois dans le secteur bancaire européen

En France, les banques annoncent à tour de rôle des coupes de leur effectif tout comme leurs homologues européens.

380 000 emplois supprimés en moins de 10 ans

C’est une hémorragie que connaît beaucoup de grands acteurs de la banque. Depuis le début de l’année, les annonces de suppression d’emplois n’ont de cesse de revenir. En conséquence, le Vieux Continent dénombre près de 50 000 postes en moins dans le secteur rien qu’en 2019, ce qui représente une proportion surprenante de 90% des suppressions sur le globe. En tête du peloton, les banques Allemandes ont payé leurs difficultés financières rencontrées avec 18 000 postes supprimés.

Mais le fléau n’épargne pas les établissements de l’Hexagone puisque les différentes enseignes ont également annoncé qu’elles allaient poursuivre le dégraissement de leur masse salariale. Le plan stratégique n’est pas nouveau et s’installe en parallèle avec les fermetures à la chaîne des agences bancaires. Les Européens ont perdu l’équivalent de 8 000 enseignes entre 2017 et 2018 d’après le recensement effectué par la Banque centrale européenne (BCE). Et l’hécatombe est d’autant plus brutale en faisant un retour en arrière de 10 ans où 186 000 agences étaient en activité dans l’Europe alors qu’il n’y en avait plus que 135 000 en 2018, soit une réduction de 51 000. Sur la même période, l’ensemble du secteur a vu sa masse salariale fondre de 380 000 emplois en passant de 2,23 millions à 1,85 million de salariés.

Les meilleurs taux pénalisent les banques

La crise qui a ébranlée le monde de la finance en 2008 est sans aucun doute l’un des facteurs qui expliquent ce phénomène. En réponse aux ralentissements économiques, les professionnels ont fait le choix de restructurer leur propre réseau pour diminuer leurs coûts de fonctionnement. À cela, il faut ajouter une conjoncture peu favorable depuis quelques années avec la volonté de la BCE d’introduire des taux d’intérêt de crédit immobilier extrêmement bas pour relancer la consommation et la dynamique de croissance sur le Vieux Continent. Si les conditions d’emprunt font le bonheur des emprunteurs, ils sont en revanche une plaie ouverte pour la marge des banques qui ne tirent plus que des miettes des prêts immobiliers qu’ils accordent.

Enfin, les professionnels doivent avoir les reins solides avec la concurrence très vive sur le marché. Et l’arrivée de nouveaux acteurs et la consolidation de certaines banques en ligne qui captent de nombreux clients intensifient la pression exercée sur les grandes enseignes traditionnelles. D’ailleurs, les nouvelles habitudes des consommateurs les obligent aussi à investir d’importants moyens pour s’aligner sur la digitalisation des services bancaires. Avec une relation bancaire qui tend à se dématérialiser, les banques font le choix de rationaliser leurs dépenses en réorganisant de leur effectif.


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Publié dans Blog fonctionnaire.