Quelle évolution des prix sur le marché de l’immobilier depuis 2008 ?

A l’exception de plusieurs zones tendues incontournables, le prix de la pierre a augmenté modérément en 10 ans. Une aubaine pour les ménages qui ont un projet d’achat en tête.

Une hausse moyenne de 5,5% en France

Depuis 2008, la France n’a pas eu à se confronter à une hausse des prix disproportionnée sur le marché immobilier. Du moins, c’est ce qui ressort des chiffres publiés par un cabinet d’étude d’une grande école de commerce qui démontre une évolution mesurée du coût de la pierre évaluée à +5,5% en moyenne sur l’ensemble du territoire.

Vis-à-vis de ses homologues européens, la fluctuation de l’immobilier dans l’Hexagone a été plutôt conciliante avec ses habitants puisque les prix ont fortement augmenté dans de nombreux pays. Ce sont tout d’abord les Suédois qui ont connu une flambée du prix moyen de l’immobilier avec +72,39%, suivi par le Luxembourg avec +55,84% et l’Allemagne avec 47,87%. Dans le bas du classement, le marché de l’habitat de l’Espagne et de la Chypre a dégringolé respectivement de -19,15% et -18,55%.

Les taux bas contribuent à augmenter le nombre de propriétaires

Si d’un point de vue global, la progression des prix est tout à fait pondérée en France, il existe bien entendu des écarts extrêmes selon les endroits. En effet, si certains ménages ne ressentent pas vraiment cette accalmie des prix, c’est notamment parce que le marché immobilier parisien monopolise l’actualité avec ses hausses incessantes. En l’espace de 10 ans, le mètre carré de la ville lumière s’est hissé à +56,4%, soit un écart très inégal par rapport à la moyenne nationale. Et sans grande surprise, les prix décollent aussi dans les zones urbaines avec +21,5% pour les grandes métropoles. À l’inverse, c’est en zones rurales où les prix d’acquisition sont nettement en baisse avec un recul de 13,3%.

Si tous les lieux ne sont donc pas accessibles à tous, les Français ont néanmoins saisi l’opportunité des prêts immobiliers aux meilleurs taux pour accéder à la propriété. Avec les taux canons et la baisse du coût d’un crédit, établis en moyenne à 1,18% pour toutes les durées de crédit en septembre 2019, l’emprunt bancaire reste une évidence pour les projets des ménages.

Et la diminution des intérêts payés à la banque est d’autant plus une chance qui vient booster le pouvoir d’achat immobilier ou, du moins, compenser la hausse sur les marchés locaux où les prix ont tendance à détoner. Les Français n’ont pas loupé cette occasion puisque la demande de prêt immobilier a bien progressé. Le robinet à crédit pas cher explique d’ailleurs que de plus en plus de ménages sont passés du statut de locataire à celui de maître des lieux avec un taux de propriétaires qui atteint dorénavant 65,1%.


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