Les épargnants ont évité les placements risqués en 2018

Les épargnants ont évité les placements risqués en 2018

Les Français préfèrent jouer la carte de la sécurité lorsqu’il s’agit de placer leurs économies.

Des dépôts figés historiques

Pas de doute, les Français ont un faible pour l’épargne qui intègre peu voire pas du tout de risque. C’est un constat qu’avance un grand groupe bancaire avec une étude qui se penche sur la manière dont les épargnants pilotent leur argent. Un point qui ressort en particulier est la tendance à l’immobilisation des fonds sur les comptes bancaires. Évalué à 33 milliards d’euros pour le seul compte de l’année 2018, ce montant exorbitant montre qu’une certaine tranche de la population se détourne des produits d’épargne, même les plus classiques.

De plus, ces plusieurs dizaines de milliards sont supérieurs aux versements effectués sur le livret A qui est parvenu à collecter un total de 10 milliards d’euros en 2018. Si le produit jouit toujours d’une popularité difficile à remettre en cause, il n’arrive néanmoins pas à courtiser suffisamment les ménages pour collecter ces fonds dormants notamment au regard de la faible rémunération qu’il accorde. Pour rappel, le taux d’intérêt du livret reste à 0,75% soit un rendement inférieur à l’inflation sur un an mesurée à 1,1% en mars 2019. Positionner des fonds dessus revient donc à cumuler une rémunération négative et à perdre théoriquement de l’argent.

L’assurance vie, le compromis qui plaît aux Français

Malheureusement, les solutions de placement en guise d’alternative sont peu nombreuses. Du moins en ce qui concerne l’épargne sans risque puisque à l’inverse les placements où la perte en capital est possible ne manquent pas à l’appel. Les épargnants ont d’ailleurs un accès simplifié à la bourse avec l’apparition de nombreuses plateformes web et applications mobiles. Mais les places boursières ont connu une fin d’année peu reluisante au regard de la baisse de nombreux cours, ce qui n’encourage évidemment pas les particuliers à se lancer. D’autant qu’ils estiment que la complexité des rouages de la bourse est un élément qui ne joue pas en la faveur de sa démocratisation auprès du grand public.

En revanche, ils sont bien plus sensibles au risque lorsqu’il est inclus dans de l’assurance-vie. Un fait observable avec les unités de compte qui se composent de titres boursiers sujets à des fluctuations plus prononcées. Avec de fortes souscriptions au début 2018, ces supports ont atteint des collectes records puisque les épargnants sont d’avis que la gestion du risque est ici plus maîtrisée que celle des valeurs détenues en solitaire sur les marchés. Les fonds euros, composés essentiellement d’obligations, restent cependant les supports préférés des Français. Ce type de placement est en l’occurrence bien plus sécurisé que les unités de comptes et offre une rémunération plus élevée que les livrets d’épargne traditionnels.


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