Immobilier : la tendance des crédits en février 2019

Les taux immobiliers restent attractifs en moyenne. Néanmoins, avec la hausse des prix, le pouvoir d’achat immobilier ne progresse plus.

1,45 % de taux moyen pour toutes les durées

Les taux bas sont-ils toujours d’actualité ? Oui, selon l’Observatoire Crédit Logement /CSA la moyenne des taux s’est fixée à 1,45 % pour le mois de janvier dernier pour toutes les durées d’emprunt confondues (hors assurance emprunteur). Pour les emprunts de courte durée, par exemple 15 ans, cette moyenne s’élève à 1,22 % contre 1,41 % pour des crédits à l’habitat sur 20 ans. Pour les longues durées, 25 ans, les taux pratiqués se hissent aux alentours de 1,64 %.

Cela signifie qu’en empruntant actuellement, les Français peuvent acquérir des surface plus grandes, dans les mêmes conditions d’emprunt, par rapport à des financements contractés au début de la décennie. Les experts économiques estiment que le pouvoir d’achat immobilier a ainsi évolué favorablement de près de 30 % depuis 2008. Mais la donne est en train de changer. En effet depuis 2 ans, les taux d’emprunt attractifs ne suffisent plus à contenir la hausse des prix de l’immobilier.

De plus, après la mise en garde du HCSF (haut conseil de stabilité financière) les banques ont quelque peu revu leurs conditions d’octroi en matière de crédit immobilier.

Les conditions d’octroi des prêts changent

Si les taux bas ont pu permettre aux Français de plus facilement accéder à l’emprunt en vue d’une accession à la propriété, dans le même temps, les autorités craignent qu’une trop large délivrabilité des prêts puisse conduire à une situation compliquée en cas de crise économique. Car si une crise financière venait à avoir lieu comme celle observée en 2008, certains emprunteurs pourraient se révéler dans l’incapacité d’honorer leur remboursement. Il a donc été demandé aux établissements bancaires de limiter les risques.

En conséquence, les taux bas s’ils sont pratiqués sont plutôt réservés aux meilleurs profils emprunteurs, c’est-à-dire les hauts revenus ou les personnes ayant la capacité de fournir un apport conséquent.

Cela ne signifie pas pour autant que les ménages les plus précaires sont écartés, mais à moins de s’endetter à la limite du taux d’endettement autorisé, il faudra revoir le projet d’achat immobilier. Ce dernier ne tombe pas à l’eau mais les mètres carrés supplémentaires qu’il était possible d’acquérir devront peut-être être abandonnés pour maintenir un emprunt qui ne pèse pas trop lourd sur le budget du ménage.


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