En vingt ans, le pouvoir d’achat immobilier a grimpé

En vingt ans, le pouvoir d’achat immobilier a grimpé

Depuis 1998, le pouvoir d’achat immobilier des Français s’est largement améliorer. Mais durant les derniers trimestres, la tendance semble s’inverser.

Près de 38 % de pouvoir en plus

Le pouvoir d’achat immobilier recule. Au regard du marché récent, les prix des biens destinés à la vente continuent d’augmenter. En conséquence, à mensualité de prêt égales, un emprunteur actuel peut acquérir moins de surface immobilière par rapport à un emprunteur qui a souscrit son contrat il y a plusieurs trimestres.

Le temps n’est pas au beau fixe pour les emprunteurs. Mais le tableau n’est pas aussi sombre qu’il n’en a l’air. En prenant de recul, le bilan semble plus favorable. C’est en tous cas ce qui ressort d’une comparaison de pouvoir d’achat immobilier entre 1998 et 2018. Durant cette vingtaine d’années écoulées, cet indicateur s’est amélioré de 38 %. Ce bond spectaculaire est à mettre en corrélation avec l’incroyable baisse des taux d’intérêt des crédits immobiliers.

Ces derniers ont, en 2016, amorcé une chute vertigineuse pour atteindre un niveau plancher à l’automne 2016. A cette époque-là, la moyenne des taux a presque atteint la barre des 1,30 % pour toutes les durées d’emprunt confondues.  En passant de 7 % de taux en 1998 à près de 1,46 % en 2018 (Observatoire Crédit Logement), le pouvoir d’achat immobilier a pu nettement s’améliorer.

La hausse des prix se fait ressentir

Ainsi, pour une mensualité et un capital donné, les emprunteurs actuels peuvent emprunter plus de 200 000 euros sur 20 ans tandis qu’avec des conditions contractuelles similaires, il était possible d’emprunter seulement 128 000 euros en 1998.  Les Français ont donc une possibilité d’acheter des biens dont le montant est plus important et cela sans, nécessairement, augmenter la mensualité de leur crédit.

Mais la hausse des prix a de plus en plus tendance à grignoter ce pouvoir d’achat. Les biens immobiliers des principales métropoles de l’Hexagone sont les plus touchés par cette augmentation. En centre-ville d’une grande agglomération, il faut un capital plus important pour acquérir une surface immobilière équivalente.

En France, seuls les territoires ruraux semblent à l’écart de la hausse des prix. Pour les emprunteurs qui privilégient avant tout la taille d’un terrain, la mise au vert n’est plus une option. A moins d’avoir un profil emprunteur optimum.


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