Crédit immobilier : les taux n’ont jamais été aussi bas

Les prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter, mais les taux d’emprunt ont atteint un record historique jamais égalé. Théoriquement, un emprunteur peut désormais faire des bénéfices en souscrivant un crédit immobilier.

Un record historique

Emprunter n’a jamais été aussi bon marché. Toutes durées confondues, les taux ont atteint 1,29 % en mai selon l’observatoire Crédit Logement/CSA, soit un nouveau record historique. Pour rappel, le dernier record historique de novembre 2016 présentait des taux de 1,33 % en moyenne.

Depuis 2016, les banques françaises empruntent auprès de la Banque centrale européenne (BCE) à un taux de 0 %. Cette politique monétaire, historiquement accommodante, permet aux établissements bancaires de proposer à leurs clients des taux d’emprunt très bas pour leur crédit immobilier. Sur 15 ans, il est possible par exemple d’emprunter à un taux de 1,02 %, ou encore 1,2 % sur 20 ans. Pour les meilleurs dossiers, des décotes sont effectuées et le taux peut descendre à 1 % sur 20 ans. Le niveau moyen des taux évolue donc autour de celui de l’inflation (1 % en mai) ce qui indique qu’il est théoriquement presque possible de gagner du pouvoir d’achat en empruntant. De plus, la durée des emprunts s’allonge. En effet, avec la flambée des prix de l’immobilier, le pouvoir d’achat des acquéreurs est en berne, malgré la baisse des taux.

Afin de réduire leurs mensualités, il est donc de plus en plus fréquent de voir des emprunteurs souscrire des prêts immobiliers sur des durées plus longues. Depuis deux ans, les durées d’emprunt ont augmenté en moyenne de près de 19 mois. Désormais, c’est 49 % des emprunteurs qui souscrivent un prêt immobilier sur 25 ou 30 ans. Sur une durée de 25 ans, on retrouve un taux moyen avantageux de 1,42 % (contre 1,63 % en décembre 2018). Cette hausse de la durée d’emprunt est favorable aux primo-accédants, qui sont aujourd’hui en mesure d’emprunter en moyenne 25 000 euros de plus qu’en 2016, à revenus et apports moyens similaires.

Une période propice à la renégociation et au rachat de crédit

Avec ces taux historiquement bas, les demandes de renégociation (auprès de l’établissement prêteur) et de rachat de crédit (également appelé regroupement de crédit et effectué par un établissement bancaire différent) sont en hausse selon les courtiers spécialisés. Effectivement, ces opérations judicieuses peuvent être favorables aux emprunteurs qui répondent à trois critères.

Le premier concerne la durée du crédit immobilier initialement souscrit. Pour être optimal, le rachat ou la renégociation doit être effectué durant le premier tiers de la durée du prêt. C’est durant cette période que l’emprunteur rembourse essentiellement les intérêts au détriment du capital. De même, en cas de rachat de crédit, la différence entre le taux de l’établissement prêteur actuel et celui proposé par le nouvel établissement doit être comprise entre 0,7 % et 1 % afin d’assurer de véritables économies. Enfin, le montant emprunté doit être en règle général supérieur à 75 000 euros pour que les établissements bancaires acceptent le dossier de renégociation ou de rachat de crédit.

Il est possible à tout moment de réaliser une demande de rachat de crédit en ligne (gratuite, sécurisé et sans engagement), afin de connaitre la faisabilité d’une telle opération. Cette opération de banque permet de regrouper tous ses crédits en un seul, afin de bénéficier d’une seule et même mensualité réduite. De plus, il sera possible de demander un financement supplémentaire (sous réserve d’acceptation de l’établissement prêteur) affecté à un nouveau projet comme des travaux, un voyage ou encore l’acquisition d’un véhicule.


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